Le tourbillon de ma vie
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Episode 113 | Tout pour plaire

Je me rappelle ce joli jour du mois de juin, où je laissais derrière moi quelques souvenirs marquants. Je me rappelle m’être dirigé vers les Tuileries en compagnie de deux très bons amis. Un arrêt sur le pont, une glace et du vent. Il fait presque trop froid pour manger une glace mais donnez moi Paris, un pont, une glace et du vent, je prends. Appuyé sur la barrière, souffle au cœur et mèche blonde et rousse à la fois volant au vent il me prend la soudaine envie de jeter mon petit carnet rouge, celui qui m’accompagne toujours, sur lequel j’ai noté des choses dont je ne me rappellerais pas sans (les limites de ma mémoire) et qui est un peu comme un second cerveau (les limites de ma maladresse). Ce petit carnet rouge que je trimballe depuis si longtemps, qui rythme mes rencontres, mes coups de cœur, qui bat, doucement, coincé sous un manteau ou un pull, il se fait discret mais il est toujours là. Cependant, l’espace d’un instant je rêve de voir les pages de ce carnet s’envoler même si je sais que c’est une petite folie et qu’elle est loin d’être réfléchie. Puis l’été est réellement arrivé, le vent s’est calmé, mais seulement après avoir amené son lot de surprises. J’ai l’habitude de considérer toutes les surprises comme de bonnes surprises, par principe. Alors quelle fut-elle lorsque je me suis rendu compte que j’avais laissé, par mégarde le petit carnet rouge dans une poubelle verte sur le pont du carrousel du Louvre. Ici je m’arrête pour vous dire que j’ai l’habitude de vous servir des articles un peu brouillons mais sachez relevez ici la qualité Premium de mon brouillon du jour. Au sortir d’un été (et bientôt automne, pardon) assez passionnant et pas toujours reposant j’ai deux trois choses à vous dire, souvent surtout dans le désordre, mais j’essaye de faire au mieux. Reprenant un carnet en main, j’ai dressé la liste de ces choses qui ont marqué ces derniers mois et qui marqueront les prochains, à la fois combine du plaisir et marques de mes espoirs. · J’ai passé une soirée de rêve sur l’île Saint Louis avec Antoine (rien de sexuel, que de la gastronomie et de franches paroles) · J’ai usé le dance-floor et updaté mon sex-appeal sur un podium jusqu’à l’aube · Je suis allé dire au revoir à Christine L. à l’Assemblée nationale. · Je suis allé dire bonjour à Laurence F. au 20h · Je me suis planté en Vélib. · Je me suis planté en Vélo. · J’ai arrêté le vélo. · J’ai espéré qu’il neige. · J’ai attendu le soleil. · J’ai mis des bonnets, des capuches et même un ciré jaune (je suis assez fan) · J’ai redécouvert mon pote Alexis autour d’une bière parisienne · J’ai rencontré Beyoncé. Enfin ses fesses, mais Beyoncé quoi. Longue histoire. · J’ai hurlé de rire en terrasse au Razowski. · J’ai hurlé de rire sur la Plaza Mayor de Madrid · J’ai laissé la marque de mes fesses sur une des chaises de la plaza Mayor de Salamanque. · Le rire ou la trace des fesses, je ne sais pas ce qu’il y de plus glamour à laisser sur une plaza Mayor. · J’ai hurlé de rire à Chueca · J’ai assisté à une représentation de Single Ladies, j’ai HURLE DE RIRE. · J’ai joué au nationaliste de base à Chueca. · J’ai voulu appeler ma pote Marine L.P. depuis Madrid · Elle ne mérite peut-être pas le surcout tarifaire, front international non ? · J’ai hurlé de rire dans une clarinette empruntée à un Polonais. · Ça faisait déjà un peu moins nationaliste · J’AI HURLE DE RIRE · J’ai craché dans sa clarinette quoi. · J’ai voulu prendre le soleil à Cannes, il pleuvait. · J’ai voulu me baigner quand même, il pleuvait comme jamais. · Je me suis baigné dans un spa à Cannes, deuxième rencontre avec les fesses de Béyoncé qui avait déjà du passer par ce lieu un peu snob. Princesse. · J’ai souri. Souri. Souri. · J’ai perdu mon carnet rouge. · J’ai rien regretté quand on a refusé d’aller me le chercher. · J’ai craqué un caleçon. · J’ai craqué un pantalon. · J’ai fait brûler un pull. · Je fais attention à mes fringues. · On m’a fait lire « Life is short, break the rules, forgive quicly, kiss slowly, love truly, laugh uncontrollably and never regret anything that made you smile » · J’ai regardé ma famille. · J’ai aimé ma famille. · J’ai regardé mes amis · J’ai aimé mes amis. · Je me suis fait arrêter dans la rue pour ces blogs qui font des portraits de gens croisés dans la rue, j’ai ri (bon, et j’étais pas peu fier). · J’ai couru jusqu’à la gare de Cannes (ou presque) pour une princesse (pas Beyoncé). · J’ai fait de « Yes sir » de Baccara l’hymne de la nation ferréole · J’ai usé de mon sale caractère. · J’ai appris à dire « Claro que si » et enfin découvert que l’on ne dit pas Gracias Mucho mais Muchas Gracias. · J’ai lu dix bouquins. Et toc ! · « Petite fille qui ne veut pas grandir » de Teki Latex a remplacé « Yes sir » · J’ai été optimiste Quelqu’un présent à l’université d’été du MEDEF m’a raconté : «C’est parfois intéressant, on a eu une conférence aujourd’hui, de je ne sais plus quel intervenant, il racontait que les Français constituaient le peuple le plus pessimiste du monde, et pour preuve : aux Etats-Unis, à la rentrée de septembre c’est un mélange de barbecue, ballons et cotillons qui met en forme la kermesse de rentrée, alors que nous en France, on fête toujours la fin de l’année». Il m’a fallu le temps de percuter l’exemple et il est assez frais je trouve. Autant que ma naïveté, ok. · J’ai été naïf donc (dans le bon sens) : j’ai levé les yeux comme un enfant, j’ai regardé autour, j’ai apprécié. · J’ai marqué au fer rouge ma présence en Andalousie et sur le territoire espagnol. J’ai chialé, en espagnol. · L’Espagne m’a marqué au fer rouge. (Mes gênes roux) · J’ai rencontré la Miranda Priestly des ressources humaines françaises. (Mes gênes de soumis) · Je me suis pris des poteaux dans la rue (Mes gênes de Bridget Jones) · J’ai été élu Mister Sourire (le gêne (unique) du ravi de la crèche) · J’ai fait de nuit les jardins du château de Versailles. · J’ai apprécié le vent qui a soulevé bien des choses (rooh) · J’ai cru voir une famille versaillaise en plein Marais. · En réalité, j’ai croisé Arnaud M. et sa marmaille en plein marais · J’ai fait un photomaton en mode KikouLol · J’ai chanté sous la pluie · J’ai éteint ma télé · J’ai nié toute partie de Cyrillus en moi. · Je me suis fait déménager par Mathilde et Emmanuelle, c’est un truc de femmes les déménagements non ? · J’ai été américanisé par Emmanuelle dans une province versaillaise. · Mon cœur a joué à la patate chaude. · J’ai appris par cœur « Tu seras un homme mon fils » · J’ai obtenu un SA11 : J’avais prévu un article sur le sex-appeal, enfin, mon sex-appeal noté sur une échelle de zéro à dix. Puis, en écrivant l’article il se trouve que je me suis vite demandé si je n’allais pas être référencé blog de confidences érotiques en deux tweets. (Référencé, comme si le blog l’était). Sans prétention aucune, donc, mon sex-appeal est surement trop parfait pour qu’on puisse parler de lui (ou l’inverse, diront certains). Après avoir usé quelques podiums mes pieds se sont dernièrement calmés. Ma mèche blonde aussi est tombée. Je croyais alors avoir perdu cette fameuse note : onze sur dix attribuée par une amie aussi objective qu’une agence de notation. Du haut de mon SA11 je me bats donc pour le conserver. Si j’avais vraiment voulu vous parler de mon sex-appeal, j’aurais abordé la question de la note du sex-appeal, des manières de l’augmenter, des points en plus, des points en moins… · On m’a chanté « Le sex-appeal de Ferreol B. me… » Classe. · J’ai pleuré (de rire parfois) · Je me suis dandiné, j’ai rocké, salsé, tangoté, chachaté. · J’ai été jaloux. · J’ai travaillé · Je me suis marré au moins vingt minutes (au bas mot) devant mon gâteau d’anniversaire et les bougies magiques. Enfant ! · J’ai détesté les tweets de Cécile D. · J’ai laissé la lumière allumée en pensant à elle. · J’ai acheté un diadem (en pensée) · J’ai chanté à la messe. · J’ai offert la montre de l’espoir (verte) · J’ai acheté pour la première fois une marinière pour un cadeau · J’ai noté un proverbe malien « Le retard n’empêche pas la chance » · Je rigole quand je veux, sans compromis. · J’ai fait faux-bond au qu’en dira-t-on avec un costume bleu ciel, des bretelles, un nœud papillon, des bottines, des pieds nus dans le métro, une course en short sous la pluie · Je me suis étalé sous la pluie sur la chaussée devant l’Assemblée nationale, en plein milieu de la route, en petit short rose. D’un banal ! · J’ai couru nu dans la rue (on peut faire mieux que le short rose mouillé sur la chaussée) · J’ai fredonné « Au nom des frustrées » · J’ai détesté Singapour. · J’ai reçu des mails méchants, j’ai essayé d’être aussi méchant (…) · J’ai conjugué le verbe Mojitar. · J’ai fait deux trois caprices. · J’ai chialé ma race devant The Tree of Life, la palme 2011 · Je suis tombé plusieurs fois cet été : du podium notamment, et aux Tuileries aussi. · J’ai obtenu le titre de tarte du siècle par des exploits technologiques divers : mauvais SMS envoyés, DM fail, téléphone brisé… · J’ai recopié un article de Elizabeth B. « Le meilleur de nous-mêmes » · J’ai ri toute une soirée d’une manière impromptue. · J’ai porté la moustache · J’ai utilisé un sèche-cheveux de playmobil. · J’ai cru que Paris n’était pas la plus belle ville du monde · Je sais pourquoi Paris est la plus belle ville du monde. · J’ai usé le disque de Shy’m. · J’ai raté des rendez-vous · J’ai rencontré un voisin de wagon SNCF. Phil. On a pas idée de s’appeler Philippe à 20 ans. C’est fou comme on peut être badant à 20 ans. Une petite tête de yoss (vous disais-je) (sûrement bien rempli) mais la fin de mes espérances quant à mon placement toujours mal géré par la SNCF. J’ai passé plus de temps aux toilettes pour éviter la conversation avec cet âne. · J’ai écrit un guide du bon Versaillais, Philippe si tu me lis. · J’ai rêvé de météo : Ceci expliquant cela, sex-appeal explique météo. Peut-être une explication à ma dernière, et non moindre, ambition. « Raccord maquillage. L’équipe a l’air tendu. Personne ne bouge. Les yeux rivés sur mes pauvres jambes qu’on tente de maquiller, il faut dire que je me suis entêté pour porter ce foutu short que je regrette déjà. J’ai envie de courir, loin. Top Antenne  : « Le Grand Journal évolue, et cette année la météo s’accorde au masculin » là mon moi intérieur chiale sa mère tandis que le moi extérieur fait croire que tout roule. Pour me rassurer je souris à cette coiffeuse à bombe à laque. Elle me fait comprendre que je suis un pauvre type et que je vais me planter. Alors, deux portes énormes coulissent, vingt-trois projecteurs chauffent ma bouille (il faut descendre dix marches. Je chiale d’avance. Devant un public déçu de ne plus voir deux seins se battre avec des micros cravates, je descends les foutus marches. Je m’étale. Je me réveille. »Vous devez savoir qu’au delà d’ambitions si peu cachées pour atteindre un rêve d’enfant je rêve chaque jour un peu plus du coup de fil de Denisot pour me dire «Eh, Féfé on cherche un Mister Météo». Puis la météo, c’est un métier d’avenir : il faudra toujours se soucier du temps, c’est important de savoir s’il va pleuver non? (Voyez…). · J’ai acheté des bottines trop petites que je me suis entêté à porter, faisant moins le fier quand il a fallu traverser Paris à côté d’un non-GPS vivant équipé d’un GPS · J’ai créé un pèlerinage sur la Plaza Mayor. · J’ai confirmé mes rêves enfantins : les sacrifices de l’été me l’ont montré · «Tout pour plaire» est un peu mon nouveau credo. · J’ai trimbalé mes fesses dans de nombreuses papeteries pour trouver le même carnet rouge que, de nouveau, je porte sur moi à chaque fois que je me ballade · J’ai colorisé mon armoire · J’ai recoiffé ma mèche. · Je me suis pris des réflexions sur ma mèche · On a osé me surnommer « la mèche » · J’ai été forcé à me recoiffer avant une réunion · J’ai remis ma mèche déjà coiffée. · J’ai usé de la laque sous l’emprise d’un tyran. · J’ai rasé mes cheveux. · Je me suis pointé au bureau avec la gueule de Jean-Baptiste M. · J’ai fait de la glace caramel beurre salé un aliment de base. · J’ai dormi à la messe. · J’ai écouté à la messe. · Je suis resté bloqué dans l’ascenseur d’une grosse boite. · J’ai reçu un mail de ministre (et Toc !) · J’ai couru aux Tuileries · J’ai mangé des glaces aux Tuileries. · J’ai ri aux Tuileries. · J’ai obtenu une maitrise en dessin sur le corps (rien de sexuel, je vous rassure) · J’ai confirmé des cheveux roux. · J’ai confirmé des cheveux blonds. · Je crois qu’ils sont châtains en vrai. · J’oublie le reste des tuileries · J’ai reçu des photos de gens devant des miroirs, funky. · J’ai rêvé comme un enfant · J’ai regardé les gens qui m’entourent · J’ai rêvé apprendre à danser à quelqu’un. · J’ai pensé que ma vie était banale · J’ai pensé que Dieu n’avait pas voulu qu’elle soit banale. · Je pense qu’il se marre un peu en me voyant (me prenant des poteaux par exemple) · Je me suis convaincu que ce que je fais en vaut la peine. Rêveur et souriant, tout ceci doit être assez léger pour que je me laisse porter par le vent afin de réaliser mes petits rêves d’enfants. (Je suis Mister Météo et j’approuve ce message plein de fraicheur). Post Scriptum : je vais dormir un moment, je vous souhaite donc un joyeux noël, une bonne année, une belle Saint Valentin, une joyeuse campagne présidentielle… D’ici là, laissez moi me faire porter, je suis déjà assez lourd. · Je n’ai jamais fait un article aussi merdique · Je suis désolé · Je vous embrasse.

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